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Appel à communications

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Veuillez noter que la date de dépôt des soumissions a été déplacée au 31 mai 2016.

 

 

Taolit evezh, gant ar c'hinnig saoznek emañ ar c'hinnig brezhonek.

Trugarez.

Veuillez noter que les informations en breton se trouvent sur la page anglophone de ce site.

Merci.

 

En 278 avant J.-C., des groupes celtiques originaires d’Europe centrale passent en Asie Mineure pour s’installer quelques temps plus tard en Anatolie. Cette population, connue sous le nom de Galates, constitue certainement le premier grand mouvement migratoire documenté de l’histoire des peuples celtiques.

Au gré des siècles, de la romanisation, de la pression des peuples germaniques, les populations celtiques voient leur territoire se réduire considérablement. Au IIIe siècle avant J.-C. – période considérée comme l’apogée de la civilisation celtique – elles sont installées sur une étendue géographique allant des Balkans à l'Atlantique et de la péninsule ibérique à l'Écosse. À la sortie de l’Antiquité, les populations celtiques encore existantes sont confinées sur les rives occidentales de l'Océan et sur les Îles Britanniques. Le dernier mouvement migratoire majeur de cette période a été l’œuvre des bretons insulaires qui se sont installés en Armorique, devenue alors la Bretagne actuelle.

Durant plusieurs siècles, Irlandais, Gallois, Écossais, Cornouaillais ou Bretons connaissent une relative stabilité géographique. A partir du XVIIIe siècle, et surtout du XIXe siècle, un grand nombre d’entre eux décident, pour des raisons sociales, religieuses ou économiques, de quitter l’Europe et de partir pour l’Amérique du Nord et du Sud, ou encore l’Australie.

Les différentes périodes de l’Histoire ont ainsi vu des populations celtiques partir de leur territoire d’origine pour s’établir dans des contrées lointaines. Chaque mouvement migratoire est régulièrement accompagné d’un questionnement sur l’identité d’origine, confrontée à celle du pays hôte.

Ce colloque souhaite précisément aborder les migrations des populations celtiques en s’interrogeant sur la manière dont l’identité, étudiée ici sous l’angle de la religion, des croyances, des langues, des coutumes, des pratiques artistiques, des modes de vie, a pu évoluer au contact d’un nouveau contexte géographique, social et climatique. Comment ces changements de territoire ont-ils affecté cette facette de l’identité et fait évoluer l’identité religieuse de ces groupes ? Entre conservation, modification, échange, abandon ou perte, comment les populations celtiques ont-elles géré leur(s) langue(s), leur mode de vie, leurs traditions sur un territoire étranger ?

Si le dialogue entre l’Europe et l’Amérique sera favorisé lors de ce colloque, les migrations de populations celtiques touchant d’autres zones géographiques seront également étudiées. Une approche plurielle sera proposée pour apporter des éléments de réflexion sur ces problématiques de dynamiques identitaires, tant au niveau des disciplines sollicitées (histoire, littérature, sociologie, linguistique, musicologie, religion…), des périodes (principalement époques moderne et contemporaine, mais aussi antique et médiévale) que des zones géographiques (pays celtiques, Amérique, Australie).

 

Les propositions de communications (20 minutes) sont attendues avant le 15 avril 2016. 

Ce colloque est bien sûr ouvert à tous mais nous encourageons vivement les doctorants et les jeunes chercheurs à soumettre une proposition de communication.

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